Un Ancien élève de l'École polytechnique

Résumé

Un Ancien élève de l'École polytechnique L'artillerie de combat et l'artillerie de parade (1867)

S'il est un principe universellement admis aujourd'hui par tous les officiers qui ont fait la guerre , c'est celui-ci : l'artillerie ne manœuvre pas sous le feu, elle tire. Elle prend à l'avance ses dispositions de combat, et marche à l'ennemi dans l'ordre déployé qui précède et prépare l'action ; les déploiements en batterie des colonnes serrées ou par sections ne sont que des combinaisons factices imaginées afin d'exercer les troupes, d'élégantes arabesques tracées lestement, pour le plaisir des yeux, sur la pelouse des polygones.
Source : Gallica

Un Ancien élève de l'École polytechnique L'artillerie de combat et l'artillerie de parade (1867)

Si le but n'était que d'exercer la sagacité des gens, ce qu'à Dieu ne plaise, il serait encore manqué, car rien ne les oriente vers la fantaisie qui peut traverser la pensée de leur chef. Ce n'est pas tout. Trente ou quarante bouches à feu sont en batterie devant l'ennemi : les intervalles moyens ont 30 mètres, le terrain est accidenté, la ligne irrégulière , le front couvre un kilomètre, l'action est vive, le tumulte étourdissant.
Source : Gallica

Un Ancien élève de l'École polytechnique L'artillerie de combat et l'artillerie de parade (1867)

Instruire un soldat, un peloton, un bataillon même ou une batterie, c'est forger un outil de précision. Poser quelques règles d'une application constante pour mouvoir ensemble avec ordre, déployer ou replier plusieurs unités tactiques réunies, pour les engager ou les rallier, c'est apprendre à manier un instrument complexe et délicat, dont la pratique toutefois reste évidemment encore subordonnée à des principes rationnels très-positifs. Mais il faut s'en tenir là : le métier, c'est-à-dire l'exercice, ne va pas au delà.
Source : Gallica

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