Viterbe

Définition et enjeux

F. de Navenne,  Revue des Deux Mondes

“ Viterbe courut peu après un danger encore plus pressant. Frédéric II, cet énigmatique empereur, avait attiré la ville dans son alliance, par l’entremise du parti gibelin. Il la comblait de ses faveurs : pour lui témoigner sa bienveillance, il alla jusqu’à munir le château d’une garnison allemande, jusqu’à construire un palais susceptible de loger sa cour, ses officiers et ses concubines. De si grandes marques d’intérêt touchèrent les Viterbois au point sensible ; ils y répondirent, comme il convenait, en exilant les chefs de la faction gibeline et en mettant le siège devant le château. ”
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F. de Navenne,  Revue des Deux Mondes

“ Du côté de la montagne, les maisons se pressent les unes contre les autres, jusqu’au pied des murailles crénelées. Du côté de la plaine, au contraire, de vastes espaces occupés par des vergers sont compris dans l’enceinte fortifiée du moyen âge, au-dessous des escarpemens qui dessinent sur ce point une première ligne de défense. Ces espaces vides attestent la décadence de Viterbe, qui comptait soixante mille âmes à l’époque de sa grandeur et n’en renferme plus aujourd’hui qu’une vingtaine de mille. ”
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F. de Navenne,  Revue des Deux Mondes

“ Comme Viterbe est par excellence la ville des tours, mon premier soin est de monter à celle dite de l’Orologio, la plus haute de toutes : elle a quarante-deux mètres. Aussi bien, pour prendre une première idée d’une ville de moyenne grandeur, est-il plus utile d’en inspecter soi-même le relief que de s’en rapporter aux plans figures, mais artificiels, que contiennent les guides. ”
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