F. de Navenne, Revue des Deux Mondes
“ Viterbe courut peu après un danger encore plus pressant. Frédéric II, cet énigmatique empereur, avait attiré la ville dans son alliance, par l’entremise du parti gibelin. Il la comblait de ses faveurs : pour lui témoigner sa bienveillance, il alla jusqu’à munir le château d’une garnison allemande, jusqu’à construire un palais susceptible de loger sa cour, ses officiers et ses concubines. De si grandes marques d’intérêt touchèrent les Viterbois au point sensible ; ils y répondirent, comme il convenait, en exilant les chefs de la faction gibeline et en mettant le siège devant le château. ”
