Résumé

Albert Jacquemart Histoire de la céramique : étude descriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et de tous les peuples… (1884)

C'est à la première moitié du quatrième siècle avant notre ère qu'appartiennent les grandes amphores de Nola, qui se distinguent par la finesse de la terre, l'éclat de la couverte noire, l'élégance du dessin el la simplicité des sujets.
Plus tard, vers la fin du même siècle, le goût du luxe affaiblit le sentiment élevé de l'art; le gracieux plaît plus que le beau; le simple contraste du noir et du rouge ne suffit plus aux yeux; le jaune, le violet, l'or, s'ajoutent avec le blanc aux teintes primitives.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Histoire de la céramique : étude descriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et de tous les peuples… (1884)

Rarement en Chine, la porcelaine, malgré sa blancheur et la beauté de sa couverte, est laissée nue et sans décor; lorsqu'une surface étendue reste incolore, c'est qu'elle est gaufrée de dessins en relief sous couverte, qui suffisent à l'enrichir.
Une seule espèce demeure en dehors de cette règle : c'est le blanc de Chine, poterie toute particulière, dont la nature n'a pas encore été bien définie, et qui par sa grande translucidité, la faculté qu'elle possède de s'unir aux couleurs de demi-grand feu, telles que le bleu turquoise, semble se rapprocher de certaines porcelaines tendres.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Histoire de la céramique : étude descriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et de tous les peuples… (1884)

L'hydrie, dans la même donnée générale, a des proportions massives qui indiquent la vulgarité du liquide qu'elle renferme; l'œnochoé, avec son corps ovoïde, son col mince, évasé, découpé en ouverture délicate, son anse légère et gracieusement courbée en S, a toutes les élégances du style, toutes les délicatesses du luxe; aussi, voyez,
n'est-ce pas le vase que portent les déesses? Dans les compositions sacrées ou familières, la femme, toujours divinisée par la beauté, enivre déjà l'éphèbe par le geste arrondi de son bras soulevé, prêt à pencher l'œnochoé pour en répandre l'ambroisie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature