Résumé

Édouard Garnier Dictionnaire de la céramique : faïences… (1893)

BIANCO SOPRA BIANCO (Décor dit) . Ainsi que son nom l'indique, ce décor, d'origine italienne, est obtenu au moyen de l'application du blanc sur blanc ; le ton parfois un peu gris ou légèrement bleuté de l'émail des majoliques permettait l'emploi d'un blanc de rehaut pur et éclatant avec lequel on traçait sur les bordures ou sur la chute du marli
de certains plats, sur le rebord des plateaux d'aiguières et sur les moulures des vases, des rinceaux délicats, ou des arabesques fines et élégantes dont la note douce et légère se marie harmonieusement avec l'ensemble de l'ornementation.
Source : Gallica

Édouard Garnier Dictionnaire de la céramique : faïences… (1893)

Avec les Conrade, la décoration change d'aspect, bien que les formes, surtout au début, restent toujours celles de l'Italie du XVIe siècle ; c'est le camaïeu bleu, quelquefois rehaussé de manganèse, qui domine. Les motifs, empruntés aux porcelaines chinoises qui commençaient à se répandre en Europe, sont jetés au hasard, sans parti pris de décoration et sans aucun ensemble, et souvent même des éléments italiens ou français sont associés à des figures ou à des paysages de style oriental. Mais les Conrade ne conservèrent pas pendant longtemps le privilège exclusif de la fabrication de la faïence
Source : Gallica

Édouard Garnier Dictionnaire de la céramique : faïences… (1893)

Rouen occupe à juste titre le premier rang dans l'histoire de l'industrie céramique en France, non seulement par l'importance et le nombre de ses fabriques, mais aussi, et surtout, par la perfection artistique de ses produits. Ce qui fait la supériorité des faïences rouennaises, en dehors de leur fabrication irréprochable, de la beauté de leur émail, de la pureté et de l'intensité de leurs couleurs, notamment du bleu, c'est le grand sentiment décoratif que l'on remarque dans toutes, même les plus ordinaires
Source : Gallica

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