F. de Navenne, Revue des Deux Mondes
“ Le Campo a cessé d’être la principale place d’une ville de province. On se croirait dans une grande et puissante métropole, car tout Sienne est là ou y sera dans un quart d’heure. Vomis par onze rues, ruelles ou passages voûtés, les dots humains continuent de se déverser dans la place. Une rumeur continue, grandissante, surgit de cette mer agitée. Le soleil, qui baisse à l’horizon, laisse déjà dans l’ombre le palais crénelé des Sansedoni, le casino des Uniti et la place tout entière. Seule la façade du palais public reste éclairée, avec la tour du Mangia perdue dans l’éther. ”
