Emile Bertaux

Emile Bertaux

Résumé

Portrait de Emile Bertaux Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

La peinture, comme la sculpture, devient vivante et française.
Un souffle a couru du haut en bas de la cathédrale. Ce n’est pas l’esprit de Dieu : c’est une force cent fois plus redoutable pour l’Église que les idoles : c’est la Vie. On reconnaît toujours dans l’édifice ces deux mondes que nous y avons distingués : le monde des plantes et des bêtes, et le monde des saints. Mais la séparation n’est plus accusée entre ces deux royaumes comme au temps où l’un était abandonné aux sculpteurs et l’autre réservé aux peintres.
Source : Wikisource

Portrait de Emile Bertaux Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

La richesse de Cosimo, lourde et marchande, n’a pas le raffinement d’un luxe. Son or moulu et son lapis broyé ne dissimulent pas l’indigence d’une action nulle, d’attitudes monotones, de draperies mesquines, de visages uniformes et de regards vides. Le Moïse armé des Tables de la Loi et le couple dansant devant le Veau d’or ont les mêmes mouvemens gauches et froids ; le Christ et le Judas de la Cène ont la même face ingrate. Si l’anecdote de Vasari n’est pas un conte d’atelier, Sixte IV, en donnant la préférence à Cosimo Rosselli, s’est laissé prendre à de grossières amorces.
Source : Wikisource

Portrait de Emile Bertaux Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

Pour les dilettanti, il semble que l’air de mort qui flotte sur la terre des chefs-d’œuvre et des ruines soit le collaborateur d’une œuvre d’art : n’est-ce pas la malaria qui entretient le désert autour de la ville des empereurs et des papes, et qui préserve la majesté de Rome de la promiscuité d’une banlieue ? Livrer la plaine auguste à la prose des cultures maraîchères, ce serait, je gage, aux yeux de quelques-uns, se faire le complice des édiles qui, avec plus de bonne volonté que de goût, ont assaini de force la vieille Rome du Ghetto.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature