Résumé

Maurice Brillant L'art chrétien en France au XXe siècle… (1927)

Quiconque croit à l'existence d'une technique religieuse est sur le chemin de Beuron, que dis-je, sur le chemin de Saint-Sulpice. S'il est vrai que n'importe quel style n'est pas également favorable à l'art sacré, il est encore plus vrai que l'art sacré ne peut pas s'isoler, qu'il doit, à toute époque, à l'exemple de Dieu lui-même qui parle le langage des hommes, assumer en les surélevant de l'intérieur tous les moyens et toute la vitalité technique, si je puis dire, que la génération contemporaine met à sa disposition.
Source : Gallica

Maurice Brillant L'art chrétien en France au XXe siècle… (1927)

L'immense verrière du fond, derrière l'autel, est un éblouissement ; nous en avions vu les beaux cartons dans des expositions et nous pouvions deviner à peu près ce qu'ils donneraient, traduits en verres colorés, tant ils étaient écrits pour l'art du verrier, avec une science, un goût, une précision infaillibles. Maurice Denis, qui avait dès sa jeunesse donné de charmants vitraux, comme instinctivement, a depuis lors étudié les lois et les conditions de cette technique ; sa vive intelligence, son extraordinaire souplesse, son génie d'artiste en ont fait aussitôt un maître du vitrail.
Source : Gallica

Maurice Brillant L'art chrétien en France au XXe siècle… (1927)

Ainsi Mme Peugniez, qui est un charmant Francis Jammes de la peinture, et dont la naïveté savante plaît aux esprits raffinés (2) : ses fraîches compositions, toute simples d'apparence, encore que fort habiles, parleront d'elles-mêmes au peuple et il comprendra ce langage fait pour lui autant que pour les raffinés. Et pareillement il aimera la Notre-Dame du Travail d'Hébert-Stevens, transposition moderne, très respectueuse, très pieuse et d'ailleurs excellente, d'un sujet éternel. Ainsi en usent, on l'a vu, bien des artistes de notre temps (et Mme Peugniez vient de nous en donner un exemple) .
Source : Gallica

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