Résumé

Portrait de Auguste Rodin Auguste Rodin Les Cathédrales de France

Je ne distingue rien nettement ; mais à l’ombre, à la lumière qui détache l’ombre du jour, à ce que je ne vois pas, à la masse balancée que pèse mon œil, je pressens et je vois un chef-d’œuvre. Ni la lumière ni la masse d’ombre ne sont égales ; c’est le modelé, c’est l’équilibre qui se sent. — Quand une figure est juste dans ses oppositions, on sent l’équilibre, et si l’équilibre est bon, on sent le mouvement possible, la vie. — Et mon esprit éprouve le sentiment de la plénitude : c’est un antique ! J’en reconnais la divine harmonie.
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Portrait de Auguste Rodin Auguste Rodin Les Cathédrales de France

À regarder de nouveau la Cathédrale à travers ma fenêtre, je vois un rideau de pierre. Les sculptures sont les broderies du rideau. — Faust mériterait le privilège de vivre dans cette chambre, à cette fenêtre, à l’ombre, à la porte du chef-d’œuvre dont la splendeur exalte cette rue, cette ville, ce pays...
L’immense bas-relief est toujours là, dans la nuit ; je ne puis le distinguer, mais je le sens. Sa beauté persiste, et, triomphant de l’ombre, me fait admirer sa puissante harmonie noire : le bas-relief comble la baie de ma fenêtre, me cachant presque le ciel.
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C’est alors qu’il voit tout ce qu’on peut voir de sculpture. Car la robe est une housse, sans plus. L’artiste désire voir plus. Et que peut-il voir ? Toujours la même splendeur : toujours la vie qui recommence et se renouvelle à chaque pulsation.
Quel éblouissement : une femme qui se déshabille ! C’est l’effet du soleil perçant les nuages.
À la première vue de ce corps, la vue d’ensemble, coup, commotion.
Comme une flèche l’œil, un instant en surprise, repart.
Dans tout modèle il y a la nature entière, et l’œil qui sait voir l’y découvre et l’y suit, si loin !
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