Isidoro de Antillon

Élements biographiques

Isidoro de Antillon,  Itinéraire de l'Espagne et du Portugal… (1827)

“ Il ne faut pas non plus convenir de leur payer le tabac, ce qu'ils vous demandent très-souvent. Un voyageur sans expérience regarderait cela comme une bagatelle; mais il ne tarderait pas à éprouver avec quelle effronterie les voituriers abuseraient de son indulgence, et avec quelle libéralité ils feraient, à ses frais, dans toutes les auberges, des provisions à leurs connaissances; ce qui, vu le prix énorme du tabac en Espagne (trois piastres la livre) , ne laisse pas que de faire un objet assez important. ”
Source : Gallica

Isidoro de Antillon,  Itinéraire de l'Espagne et du Portugal… (1827)

“ Il n'y a point de fiacres à Madrid; mais des carroses de remise à huit ou neuf livres de France par jour, et des calèches ou brouettes traînées par un homme, à vingt sous ou une piécette par course. Le fandango est une danse très-voluptueuse, mais il faut qu'il soit bien dansé. L'usage des cheminées est presque inconnu à Madrid ; on y supplée par des braieros ou brasiers portatifs. On jette dans ces brasiers je ne sais quel bois, ou graine ou poudre; mais cela sent bon. Les compliments espagnols ne sont point variés, et n'ont point changé depuis l'expulsion des Maures. ”
Source : Gallica

Isidoro de Antillon,  Itinéraire de l'Espagne et du Portugal… (1827)

“ De même, les chemins qui vont de Bayonne à Madrid et à tous les ports de mer, sont excellents, si l'on en excepte celui de Barcelonne, qui, en différents endroits, à cause des difficultés presque insurmontables, a quelque chose d'horrible. Plusieurs routes dans la VieilleCastille, par exemple, après Burgos et dans l'Aragon, sont encore susceptibles de beaucoup d'améliorations; mais, comme je l'ai dit, en général les chaussées de l'Espagne ne laissent rien à désirer. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature