Résumé

Congrès des orientalistes de Marseille… (1876)

Dans la science est le remède Qui doit guérir l'antique mal : Chaque peuple, invoquant son aide, Veut dissiper l'oubli fatal, Qui d'une commune origine, A dérobé le souvenir, Et caché l'unité divine, Que doit restaurer l'avenir.
Après tant d'épreuves funèbres, L'univers ici convié Aspire à chasser les ténèbres Qui voilent un jour envié.
Marseille, à toi, cité fameuse, Porte de l'Orient lointain, L'honneur, sur ta plage écumeuse, D'inaugurer ce grand destin !
L'univers aujourd'hui d'une langue commune Aspire à façonner l'invincible instrument.
Source : Gallica

Congrès des orientalistes de Marseille… (1876)

Quant à la science, à l'habileté, à l'art, au langage, à l'intelligence, au discernement, à la pénétration, ce pays est la niche de la célébrité des horizons.
La différence avec les autres contrées est celle du soleil et de l'étoile obscure de la grande Ourse. Nous, Indiens, nous apprenons si bien les langues des autres, que nous y devenons plus habiles que ceux à qui elles sont propres. Tandis que les Turcs, les Arabes, les Persans, les Européens qui demeurent longtemps chez nous, ne peuvent en apprendre la langue convenablement et brulent du feu de la jalousie.
Source : Gallica

Congrès des orientalistes de Marseille… (1876)

Y a-t-il une science digne de ce nom en dehors de la science de l'enseignement officiel? Messieurs, la science ne saurait être érigée en monopole ou en privilége : la science est le don acquis de quiconque étudie, voyage, se livre à de penibles recherches.
S'il est du devoir des gouvernements d'encourager les travaux pénibles de savants par des honneurs, par des traitements, par de hautes positions, le public doit tenir compte des travaux plus modestes d'une foule d'hommes doctes qui consacrent leurs loisirs aux études profondes.
Source : Gallica

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