Jules Berger de Xivrey

Résumé

Jules Berger de Xivrey Essais d'appréciations historiques… (1837)

Il ne paraît pas que Colomb en ait eu connaissance. On sait que son principal motif était le prolongement démesuré de la latitude des Indes, auquel il croyait d'après Ptolémée ; en sorte qu'il s'attendait à trouver l'extrémité orientale de l'Inde, en arrivant par l'Occident, à peu près à la place où il trouva l'Amérique. C'est ce qui a fait dire avec esprit à d'Anville, comme le remarque M. de Humboldt, que « la plus grande des erreurs, dans la géographie de Ptolémée, a conduit les hommes à la plus grande découverte de terres nouvelles. »
Source : Gallica

Jules Berger de Xivrey Essais d'appréciations historiques… (1837)

L'hypsographie devient dans la science l'objet d'une branche que M. Jomard appelle la géographie pure, l'état des continents sortis du sein des eaux, sans aucune trace de végétation ou de vie animale. Viennent ensuite, l'une après l'autre y dans un enseignement philosophique de la géographie, les différentes combinaisons qui, en complétant successivement le tableau synoptique de la nature, tel que nous l'offre la réalité, portent dans cette science la méthode la plus claire et la plus rationnelle.
Source : Gallica

Jules Berger de Xivrey Essais d'appréciations historiques… (1837)

Dans un temps où toutes les traditions se perdent, et où tant d'incertitude règne sur les sujets les plus importants, les meilleurs esprits ont senti la nécessité, non pas
de s'isoler des temps modernes comme Hermagoras, qui croyait Henri IV fils de Henri III, mais de rattacher une exacte connaissance de ces temps modernes à l'étude approfondie des temps passés. Des recherches sur le moyenâge , sur l'antiquité , sur les peuples étrangers, leur langue, leurs opinions , leurs coutumes, n'ont plus paru des objets faits pour défrayer la bonne humeur des esprits plaisants.
Source : Gallica

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