Henri Estienne

Définition et enjeux

Louis Emmanuel Brossard,  Le Correcteur typographe

“ Robert Estienne, deuxième fils de Henri Estienne, naquit à Paris en 1503 et mourut à Genève en 1559. Il étudia les humanités sous la direction du célèbre Jean Lascaris venu à Paris, et la typographie dans l’atelier de son beau-père Simon de Colines qui, nous l’avons vu, avait, à la mort de Henri Estienne, assumé la direction de l’imprimerie du clos Bruneau. En 1526, Robert Estienne établissait son atelier rue Saint-Jean-de-Beauvais, en face de l’École de Droit. ”
Source : Wikisource

Jules-Emile Alaux,  Études esthétiques : l'art dramatique… (1884)

“ Le haut rang d'Henri Estienne est dans l'érudition, beaucoup plus que dans la littérature française.
Auteur du Trésor de la langue grecque, traducteur ou éditeur d'un grand nombre de chefs-d'oeuvre de l'antiquité déchiffrés et débrouillés par lui, il est au premier rang de nos érudits, de nos humanistes; il est loin d'être au premier rang de nos écrivains. Mais il a combattu pour le français, et il est de la bonne école : il a du naturel, du trait, de la gaîté, un joyeux entrain ; il est net et vif, quand il n'est pas diffus.
”
Source : Gallica

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière,  Revue des Deux Mondes

“ Ainsi qu’on le dira plus tard, le « pouvoir d’un mot mis en sa place » est toujours considérable, et, d’une pensée juste, pour faire une sottise, ou du moins une « naïveté, » il suffit, non pas même d’un tour malencontreux, mais d’une rencontre de sons imprévue et fâcheuse. C’est ce que sait Henri Estienne. Il sait qu’en comparant des sons et en pesant des syllabes, il travaille à quelque chose de grand, ou qui le deviendra. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature