Henri Estienne, La Défense et illustration de la langue française…
“ Quoi qu'il en soit, du Bellay semble, dans cet ouvrage, avoir voulu mettre en humeur le sonnet déjà pratiqué d'ailleurs par Mellin de Saint-Gelais et Marot; mais l'imitation qu'il fait de Pétrarque est vraiment trop servile. Ce n'est souvent qu'une traduction presque littérale. On y trouve aussi trop de métaphores, d'antithèses recherchées, d'allégories obscures ou prétentieuses, de subtilités et de ces souvenirs mythologiques dont abusaient les poètes de ce temps. Le style manque de naturel et de grâce. L'œuvre paraît faible et ne tient pas ce qu'annonçait la Défense. ”
