Résumé

Henri Estienne La Défense et illustration de la langue française…

Quoi qu'il en soit, du Bellay semble, dans cet ouvrage, avoir voulu mettre en humeur le sonnet déjà pratiqué d'ailleurs par Mellin de Saint-Gelais et Marot; mais l'imitation qu'il fait de Pétrarque est vraiment trop servile. Ce n'est souvent qu'une traduction presque littérale. On y trouve aussi trop de métaphores, d'antithèses recherchées, d'allégories obscures ou prétentieuses, de subtilités et de ces souvenirs mythologiques dont abusaient les poètes de ce temps. Le style manque de naturel et de grâce. L'œuvre paraît faible et ne tient pas ce qu'annonçait la Défense.
Source : Gallica

Henri Estienne La Défense et illustration de la langue française…

Ce qui me restera de consolation sera une conscience de bonne, pure et sincère volonté envers Dieu et envers les hommes, avec contentement ou, s'il faut dire ainsi, cette gloire, qu'ayant, en la profession où j'ai été poussé, plutôt par nécessité que par élection, rencontré tant d'heur que de plaire à Madame, je me puis vanter d'avoir été agréable à la plus sage, vertueuse et humai ne princesse qui ait été de son temps.
Source : Gallica

Henri Estienne La Défense et illustration de la langue française…

C'est faute de considérer ce qu'eux-mêmes voient ou entendent tous les jours à leur porte; c'est parce qu'ils n'ont pas fréquenté les pays étrangers et, à l'exemple d'Ulysse, étudié leurs coutumes et leurs mœurs; c'est parce qu'ils jugent le cœur d'autrui sur leur propre cœur et qu'étant vertueux et sincères ils ne croient ni aux vices, ni à l'hypocrisie.
Source : Gallica

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