Résumé

Raymond Blanchot L'art du livre à l'Imprimerie nationale des origines à nos jours… (1951)

Il renouvelait le geste de bienveillance grâce auquel le Journal asiatique avait permis à l'Imprimerie nationale d'acquérir les caractères sanscrits. Tout récemment encore, avec le même esprit de générosité & pour respecter les dernières volontés d'une associée appartenant à une famille d'imprimeurs, un mécène, industriel en même temps qu'érudit, a donné son imprimerie & une propriété pour les enfants & les « anciens » de l'Etablissement. Mieux que tout développement, ce beau geste montre la confiance qu'inspire la doyenne des imprimeries de France.
Source : Gallica

Raymond Blanchot L'art du livre à l'Imprimerie nationale des origines à nos jours… (1951)

Mais le mérite principal de l'Imprimerie nationale durant le XIXe siècle est d'avoir assuré, outre la publication des documents officiels & administratifs, l'édition de nombreux ouvrages d'érudition & d'avoir développé considérablement la part de la typographie orientale. Ses directeurs suivirent le mouvement général qui portait les esprits vers la connaissance de l'Orient. A leur demande, les plus grands maîtres de l'orientalisme collaborèrent avec les graveurs de l'Imprimerie, Marcellin Legrand, Delafond, Ramé père & Loeuillet pour enrichir les collections de poinçons.
Source : Gallica

Raymond Blanchot L'art du livre à l'Imprimerie nationale des origines à nos jours… (1951)

Au XIXe siècle avec Silvestre de Sacy, Rémusat, Burnouf & Renan, au XXe siècle avec d'éminents philologues & linguistes, elle devait maintenir cette tradition, enrichissant sa collection des caractères les plus rares. Son Cabinet des poinçons, si souvent célébré, en comprend aujourd'hui trois cent cinquante mille, reproduisant des écritures de toute nature, anciennes & modernes. Dans tous les domaines, l'Imprimerie nationale s'est mise au service de la science.
Source : Gallica

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