Silvestre de Sacy

Définition et enjeux

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Le bon M. Silvestre de Sacy, après bien du travail, avait réussi, sur ses vieux jours, à se convaincre que l’Oraison funèbre de Marie-Thérèse ne le cédait en rien à celle d’Anne de Gonzague, ou d’Henriette de France. Il n’avait convaincu que lui ! Bossuet, poète autant qu’orateur, n’est pas toujours égal à lui-même, et pour l’être, ou pour se surpasser, il a besoin d’un sujet qui l’inspire.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Feuilles détachées, faisant suite aux souvenirs d'enfance et de jeunesse (1892)

M. Ustazade me racontait qu'une des clauses du contrat de mariage de sa mère portait que son mari ne pourrait jamais l'obliger à porter des chapeaux. Le rare mérite de M. Silvestre de Sacy faisait augurer qu'il arriverait à un rang social élevé; les vieilles mœurs prenaient leurs précautions contre les hasards possibles de la fortune. M. Ustazade garda ces habitudes d'exquise bonhomie. Par un usage, abusif il est vrai, mais devenu presque universel, il aurait pu porter le titre nobiliaire que Napoléon Ier avait conféré à son père. Il
ne le fit jamais.
Source : Gallica

Portrait de Charles Nodier Charles Nodier Le bibliomane (1894)

Pour ne pas trop nous éloigner des figures d'autrefois
évoquées par les pages de Nodier, il est un type charmant de bibliophile digne de ce nom :, Silvestre de Sacy. Pendant les dix-huit années du règne de Louis-Philippe, Sacy, tout en longeant les quais pouf se rendre au PalaisBourbon où il suivait en journaliste les débats parlementaires, emportait presque toujours un choix des lettres de Mme de Sévigné. Quand il revenait chez lui, il prenait sur un rayon de sa bibliothèque, à portée de sa main, Montaigne, Bossuet, ou quelque classique, dans des reliures dignes d'eux.
Source : Gallica

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