Anne de Gonzague

Définition et enjeux

Portrait de Jacques Bénigne Bossuet Jacques Bénigne Bossuet,  Oraisons funèbres (1928)

“ Il faut dire avec Anne de Gonzague: « Il n'y a plus ni princesse, ni palatine; » ces grands noms dont on s'étourdit ne subsistent plus. Il faut dire avec elle: « Je m'en vais, je suis emporté par une force inévitable; tout fuit, tout diminue, tout disparaît à mes yeux. » Il ne reste plus à l'homme que le néant et le péché: pour tout fonds, le néant; pour toute acquisition, le péché. Le reste, qu'on croyait tenir, échappe; semblable à de l'eau gelée, dont le vil cristal se fond entre les mains qui le serrent, et ne fait que les salir. ”
Source : Gallica

Portrait de Paul Janet Paul Janet,  Revue des Deux Mondes

“ La princesse Anne de Gonzague était l’un de ces esprits hardis qui pensaient bien au-delà de leur siècle : « La foi lui paraissait impossible, à moins que Dieu ne l’établît en elle par un miracle... C’eût été, disait-elle, le plus grand des miracles que de la faire croire au christianisme. » Beaucoup de ces libres penseurs de cour étaient de faux braves que retenait surtout le respect humain : « Malheur à l’impie qui se délecte dans la singularité de ses sentimens ! Il craindrait de paraître faible s’il en revenait, et, plus faible, il craint de perdre les vaines louanges de quelques amis. » ”
Source : Wikisource

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