Résumé

Portrait de Adolphe Tabarant Adolphe Tabarant Le vrai visage de Rétif de La Bretonne (1936)

Ainsi le roman de son mariage reçoit sa dernière trame, ce qui lui permettra de publier que sans la mort de Colette il eût fait échec à l'opposition du maître-imprimeur. « Je marchais avec égarement; tout était changé pour moi dans la nature; tout m'attristait; la vie m'était insupportable... » Il jette des cris; il fond en larmes; il se répand en déclamations : « Celle dont je désirais l'estime, dont j'adorais la personne, dont j'aspirais la présence comme l'enfant celle de sa mère, comme un tendre époux celle d'une épouse chérie, comme un agneau la brebis qui l'allaite, elle n'était plus ! »
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Tabarant Adolphe Tabarant Le vrai visage de Rétif de La Bretonne (1936)

« Je ne lui en parle pas, écrit-il; la cruelle passion de l'amour doit trouver les pères indulgents. » Mme Agnès (la mère) sait tout cela, et elle récrimine. Un matin de novembre, la discussion tourne en fureur du côté de Rétif, qui rappelle à sa femme (« au monstre, ma femme », précise-t-il, pour la distinguer de l'autre monstre) tous les griefs accumulés par lui contre elle. Il est sur le point de la battre. Elle crie, mais il crie plus fort, « d'une voix altérée ou tonnante. » Effrayée, elle gagne la ruelle de son alcôve, tente de se cacher, se traîne sous son lit.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Tabarant Adolphe Tabarant Le vrai visage de Rétif de La Bretonne (1936)

« Zéphire m'est bien chère, pleurnichait-elle; elle a été mon pucelage; je n'ai jamais conduit un homme auprès d'elle, que je n'en aie frémi. J'aime mieux vendre des étrangères que mon propre sang ». Loiseau, qui encourageait de pieux conseils ces édifiants retours à l'honnêteté, était « dans une sorte d'extase d'admiration ».
Tout se trouvait donc arrangé. Zéphire apprentie couchait chez sa maîtresse de modes; Nicolas guéri, et qui avait repris son travail, ne la voyait que de temps à autre. Il était tout extase devant « sa femme » ; elle était tout adoration devant « son mari ».
Source : Gallica

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