Résumé

Julien Duchâteau Une création scientifique française… (1875)

Eh bien, pendant tout le temps du règne des anciens rois, dans ces inscriptions, nous ne voyons apparaître qu'une cause première pour tous les événements qui s'accomplissent, pour les conquêtes des provinces, pour l'institution des rois ; nous ne voyons apparaître qu'une seule et unique cause; il n'y a jamais qu'Ormuzd qui figure comme le plus grand des dieux. On voit bien, dans une petite inscription gravée à Persépolis, sous le règne d'Artaxerxès III, arriver Mithra, mais comme dieu secondaire, et c'est un exemple unique. Voilà ce que je demande au Congrès la permission de lui dire.
Source : Gallica

Julien Duchâteau Une création scientifique française… (1875)

Nous ne savons rien, en réalité, de la religion des Mèdes ; mais tout fait penser qu'il doit y avoir eu, entre le magisme et le mazdéisme, des rapports étroits qui, plus lard, se sont scindés en deux sectes d'autant plus ennemies qu'elles étaient plus voisines, comme il convient à toutes les sectes ferventes : c'est-à-dire que le mazdéisme dut être un moment au magisme ce que le protestantisme est aujourd'hui au catholicisme. Zoroastre a-t-il été seulement le Luther des peuples de l'Iran, ou en a-t-il été le Mahomet ou le Christ? A-t-il réformé le culte du feu, l'a-t-il fondé?
Source : Gallica

Julien Duchâteau Une création scientifique française… (1875)

Nous ne trouvons donc rien chez les Aryas de l'Inde, comme chez ceux de l'Irân, qu'un polythéisme issu de la divinisation successive des diverses forces de la nature ou de ses phénomènes, succédant à un culte à peu près unique, mais absolument fétichiste du feu. Seulement, dans l'Inde, l'imagination plus riche et plus féconde, sous un climat plus doux, rendant la vie plus facile, multiplia plus vite les réalisations anthropomorphiques des forces naturelles.
Source : Gallica

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