Résumé

Portrait de Jules Oppert Jules Oppert Le peuple et la langue des Mèdes (1879)

Un grand Dieu est Ormazd qui est le plus grand parmi tous les dieux, qui a créé le ciel et créé la terre, qui a créé les hommes, et qui a donné le Bon Principe aux hommes seuls parmi tous les êtres vivants, et qui a fait Darius roi et a donné à Darius la royauté sur cette vaste terre, qui renferme beaucoup de pays, la Perse et la Médie et d'autres contrées et d'autres langues sur les montagnes et dans les plaines en deçà de la mer et audelà de la mer, en deçà du désert et au-delà du désert.
Source : Gallica

Portrait de Jules Oppert Jules Oppert Le peuple et la langue des Mèdes (1879)

Sattarritta, nom que la transcription perse n'exprime nullement. Et quoique notre connaissance imparfaite de la langue médique ne nous permette pas de comprendre le sens du mot, nous voyons pourtant que la forme en appartient à la langue du second système, et que ce fut le vrai nom du personnage dans la langue même de ses compatriotes et sujets.
Tout ce qui précède n'est pas infirmé, nous le répétons, par l'usage des Grecs, confondant les Mèdes et les Perses, et parlant, par exemple, comme un philosophe grec, « de la Médie et de tout le peuple arien. »
Source : Gallica

Portrait de Jules Oppert Jules Oppert Le peuple et la langue des Mèdes (1879)

Mais pourquoi ce nom touranien des Mèdes a-t-il prévalu sur celui des Ariens, et pourquoi l'empire puissant et vainqueur de Ninive a-t-il pris le nom de médique ?
On a cru que les rois mèdes, cités par Hérodote, étaient des Aryas. Nous prouverons que ces monarques étaient des Touraniens qui, à cause de leur origine, ont légué à la postérité le souvenir de la domination médique et perpétué dans l'histoire le nom anarien de leur race. Cette opinion paraîtra paradoxale et pourrait même être taxée de téméraire, si de puissants arguments ne l'établissaient pas.
Source : Gallica

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