Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (I/III)

Mais, au nom du ciel, puisque Roméro est mort, dites-moi quel malheureux peut servir de jouet à cette folle? Quelque fou comme elle, n'est-ce pas? Car quel homme doué d'une tête qui pense, et d'un cœur qui bat, pourrait, sans mourir de désespoir, entendre cette voix si pure et si tendre lui dire: oh! que je t'aime, Roméro! s'il n'était pas Roméro?—Qui pourrait sentir sans frissonner de rage, cette main si douce et si blanche presser la sienne, cette tête ravissante s'appuyer sur son épaule, s'il n'était pas Roméro? Oh! se dire, en m'appelant, ce n'est pas moi qu'elle appelle, c'est Roméro...
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (I/III)

M. de Launay jouerait parfaitement Othello!
—Sans doute... mais il est trop sauvage... il ne voudra jamais.
—Je vous demande pardon, ma cousine, je suis à vos ordres, dit Marcel.
—Vraiment,... mais c'est admirable, vous serez parfait, répondit madame de Lussan...
—C'est à faire à vous, ma chère amie, dit tout bas M. de Cérigny à Hortense, qui toute fière de son succès, s'échappa légère comme un oiseau, monta précipitamment les marches du salon, où le reste de la société était rassemblé, et se jeta sur une causeuse, en disant:
—Eh bien! il jouera!
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue La coucaratcha (I/III)

Telle était à peu près la position de Crâo, le bossu, dans l'hôtel de Lussan... Ce misérable haïssait tout ce qui était jeune, heureux et beau.—Parce que l'envie est chez l'homme plus qu'une passion qui naît et meurt, plus qu'un sens qui s'émousse.—C'est un instinct,—et cet instinct organique, intime, vital, prend l'homme au berceau, et le dépose dans la tombe.
—Chez les hommes qui ont de l'avenir,—l'envie devient ambition et non pas haine,—parce qu'on ne peut haïr franchement ce que l'on peut obtenir.
Source : Gutenberg

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