Eugène Sue,
La coucaratcha (I/III)
“ Mais, au nom du ciel, puisque Roméro est mort, dites-moi quel malheureux peut servir de jouet à cette folle? Quelque fou comme elle, n'est-ce pas? Car quel homme doué d'une tête qui pense, et d'un cœur qui bat, pourrait, sans mourir de désespoir, entendre cette voix si pure et si tendre lui dire: oh! que je t'aime, Roméro! s'il n'était pas Roméro?—Qui pourrait sentir sans frissonner de rage, cette main si douce et si blanche presser la sienne, cette tête ravissante s'appuyer sur son épaule, s'il n'était pas Roméro? Oh! se dire, en m'appelant, ce n'est pas moi qu'elle appelle, c'est Roméro... ”
