John Darmesteter

Résumé

John Darmesteter Revue des Deux Mondes

Un siècle à peine sépare Élie des prophètes proprement dits, c’est-à-dire de ceux dont nous possédons les œuvres. Ce siècle, dont il ne reste que des légendes, a dû être le plus fécond de l’histoire morale d’Israël : car les premiers prophètes présentent déjà tous les traits du prophétisme. Jéhovah n’est plus seulement le dieu jaloux, le dieu qui frappe et punit ceux qui l’oublient ou le méprisent ; c’est déjà le dieu de la vertu, le dieu de la justice ; c’est déjà le dieu du pauvre et de l’opprimé ; c’est déjà le dieu qui demande à ses serviteurs non des sacrifices, mais un cœur pur.
Source : Wikisource

John Darmesteter Revue des Deux Mondes

La cruauté, la sottise, l’iniquité de ces temps n’étaient, certes, point pires que celles des siècles qui avaient précédé en Israël et dans le reste du monde sémitique, ni pires non plus que celles qui régnèrent plus tard en Grèce et à Rome dans les plus beaux siècles de la littérature et de l’art. Le génie du prophétisme fut de s’étonner de la férocité humaine comme d’une chose contre nature et contre raison. Devant les iniquités du monde, le cœur des prophètes crut saigner de la blessure d’un Dieu, et leur cri d’indignation rendit l’écho d’une colère divine.
Source : Wikisource

John Darmesteter Revue des Deux Mondes

Dieu pourtant ne peut abandonner à tout jamais le peuple qu’il a choisi. Seuls les pécheurs de son peuple périront. Israël et Juda seront réunis de nouveau. Dieu rétablira la chaumière délabrée de David, fermera ses brèches, relèvera ses ruines, la rebâtira comme elle était autrefois.
Même fonds d’idées dans Osée, mais avec un Jéhovah plus personnel, plus intime, plus près d’Israël, jaloux d’une jalousie d’amour et non d’orgueil : de là des images nouvelles qui ne seront point perdues pour ses successeurs et des accens pénétrans qui ne seront égalés que par le second Isaïe.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature