Abram-François Pétavel, La fille de Sion, ou Le rétablissement d'Israël… (1868)
“ Faire mourir le juste, au lieu de l'imiter, C'est l'esprit de Caïn dont Solyme est saisie. Un crime dont l'enfer a dû s'épouvanter, Jérusalem, c'est toi qui vas l'exécuter! Chaque flot soulevé dans cette ville émue, Chaque bruit qui circule est un coup qui la tue. Mais, quand tout retentit de ce long cri de mort Et que du Fils de l'homme on décide le sort, Quel dessein s'affermit au cœur de cette mère? On la vit, sur le soir, s'approcher du Calvaire ; Le Dieu qui la guidait ne l'abandonne pas. Un jeune homme est près d'elle, il assure ses pas, Il répond aux sanglots de son âme oppressée. ”
