Jean d' Agraives, La Vénus de Malte : roman (1949)
“ Et puis, son regard remonta les pentes boisées du Mont Boron, s'arrêta sur une masse plus dense de verdure, la Commanderie. Un pèlerinage, bien sûr, de gratitude s'imposait. Il s'en acquitterait dès demain. Il irait voir la Déesse. Mais la pensée de la revoir, tête à tête, ne l'exaltait plus. Elle s'était estompée, en lui, depuis son deuxième séjour à Mossoul, chez Aziad Khan. A vrai dire, la France, pour lui, ce n'était plus que le désir de rejoindre Claude, cette Claude qu'il s'imaginait mieux d'avoir tiré chaque trait de son visage des confidences de l'Émir. ”
