Jean d' Agraives, Les portes du monde (1948)
“ Une ombre passa sur son visage. Et puis, elle haussa les épaules, redevint souriante : — Tout cela... Qu'importe ! Notre nuit est à nous... Jean se réveilla, s'étira dans la fraîcheur du matin clair. La brise agitait les rideaux flottants sur les hublots ouverts. Un rai de soleil se jouait sur l'acajou massif du lit. Les couvertures étaient par terre. Il les ramassa, s'en couvrit, cueillit le pyjama tombé sur l'épais tapis, pyjama qu'il avait prêté à Chantal, pour qu'elle ne fût plus nue,... après. L'étoffe soyeuse, à rayures brunes, conservait encore son parfum. ”
