A. G., En allant de Marseille à Bourbon sur le "Polynésien" (1893)
“ En me réveillant ce matin, fort tard, je me demande si nous sommes encore à Port-Saïd ou si nous avons repris notre voyage interrompu. Sans le bruit de l'hélice qui me semble marcher lentement et presque silencieusement, je croirais notre paquebot encore en repos. C'est bien l'impression que j'éprouve en jetant un coup d'œil rapide à travers la fenêtre de ma cabine. Aussi loin que la vue peut s'étendre jusqu'à l'extrême horizon, je ne vois qu'une plaine d'un aspect inusité, sans trace de végétation, sans aspérité, sans un seul point de repère. ”
