Jean d' Agraives, Le virus 34 (1930)
“ Heureusement que les Canaques veillent bien devant. Sous la brise, le Va-con-Dios tranchait librement la mer, en tirant parfois sur sa barre, comme un pur-sang sur la bride. C'était ce qu'on appelle un bateau ardent. Quand le vent fraîchissait, il lofait ; l'avant remontait vers le vent et il fallait un bon effort sur le gouvernail pour le forcer d'arriver. Darboy jouissait de cette lutte courtoise avec les éléments. Il se comparait à son coursier marin. Le bateau et l'homme se ressemblaient. Ils n'avaient d'attache ni l'un, ni l'autre, libres d'aller où bon leur semblait. ”
