Résumé

Portrait de Jack London Jack London Contes des mers du sud

« Qui est là ? demanda Mapouhi.
— Naouri. Je cherche mon fils. Peux-tu me dire où il est ? »
Téfara avait sursauté et saisi nerveusement le bras de son mari.
« Un fantôme..., murmura-t-elle, en claquant des dents. Un fantôme ! »
Mapouhi avait senti, lui aussi, un frisson le secouer de la tête aux pieds.
Il se cramponna à Téfara, comme elle à lui.
« Bonne femme, assura-t-il d’une voix chevrotante et dont il s’efforçait de déguiser l’identité, je connais bien votre fils... Il n’est pas ici. Il habite du côté opposé du lagon. »
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Portrait de Jack London Jack London Contes des mers du sud

« Un des noirs, dit le second, d’une voix étrangement caverneuse, est tombé par-dessus bord. Il ne savait pas nager et s’est noyé.
— Quel était cet homme ? interrogea le capitaine Hansen,
— Aouiki.
— Ah ? Très bien. »
Bertie, qui avait repris courage, se risqua sur le pont et observa :
« J’ai entendu trois coups de feu. »
Le second vira vers lui, comme un tourbillon, et grogna :
« Des coups de feu... Quels coups de feu ? Vous avez la berlue ! Pas un coup de feu n’a été tiré. Le noir est, de lui-même, tombé à l’eau. »
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Portrait de Jack London Jack London Contes des mers du sud

Nous avions fait escale à l’île Savo, dont les eaux littorales fourmillent de requins. La coutume qu’ont les têtes crépues d’immerger leurs morts dans la mer n’est pas propre, précisément, à éloigner ces bêtes voraces.
Une pirogue vint me chercher sur la goélette pour me conduire à terre.
L’embarcation, qui me portait avec quatre rameurs noirs, était ridiculement petite. Par suite à d’un faux mouvement d’un des noirs, elle bascula et se mit la quille en l’air.
Nous nous y accrochâmes, les quatre têtes crépues et moi, et je criai vers la goélette qu’on envoyât un canot pour nous repêcher.
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