Jean d' Agraives, Vent debout (1929)
“ Il semblait à Jacques que quelque chose s'était brisé en lui, qu'il était maintenant complètement détaché de son passé, qu'il n'y avait plus d'avenir. Jamais il n'y songeait, du moins. Son cerveau s'était engourdi. Cette hébétude le sauva du suicide. S'il était demeuré capable de penser, le dégoût de la vie l'eût envahi et il se fût débarrassé de l'existence. Il se résigna à celle qu'il menait, parce qu'il n'en concevait plus d'autre. Averil n'en voulait pas particulièrement à Joseph Menzé. Du même mépris haineux il enveloppait tout l'équipage. ”
