Cabillaud

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros,  Revue des Deux Mondes

“ Pour cette pêche, on n’emploie plus de filets : une corde d’une étendue considérable, garnie de crochets placés à quelque distance les uns des autres, sert à prendre le cabillaud. Les mêmes bâtimens et les mêmes hommes font trois ou quatre voyages en hiver. Ils rapportent le cabillaud à l’état frais ou salé. Pour le ramener vivant, chaque dogger a un réservoir à claires-voies dans lequel on jette le poisson, qui continue de nager et de recevoir l’eau de la mer, comme s’il était libre. Le cabillaud salé prend le nom de morue. ”
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle,  [Le Tableau de la mer. Moeurs maritimes… (1866)

“ La morue fraîche qui se prend sur nos côtes de France, mais en trop petite quantité pour donner lieu à salaison ou à sêcherie, est désignée sous le nom de cabillaud. Préparée à la hollandaise , elle ne manque pas de mérite, et les docteurs en gastronomie enseignent qu'en coquilles, en croquettes, eu vol-au-vent, au gratin, ce cabillaud quand il a la chair blanche, feuilletée, ferme et en même temps crêmeuse , est assez recommandable pour être risqué comme turbot. La cuisine, on le sait du reste, ne néglige point les contre-façons. ”
Source : Gallica

Martial Deherrypon,  La boutique de la marchande de poissons… (1867)

“ Du cabillaud, des pommes de terre bouillies, un peu de beurre et un morceau de biscuit, tel est le fond sérieux de la nourriture du pêcheur islandais : il y a pourtant du lard et du bœuf salé parmi les vivres de son navire; mais il n'y a pas de danger qu'il touche à ces comestibles de la terre-ferme, aussi longtemps qu'une morue s'accrochera à l hameçon de sa ligne ; il mangera tous les jours du cabillaud, plutôt deux fois qu'une, sans en être rassasié. ”
Source : Gallica

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