Résumé

Nouvelle cuisinière canadienne

Offrir deux ou trois fois la même chose, ce n’est pas savoir faire les honneurs de chez soi, c’est devenir importun. Jeune fille, si un convive indiscret s’écarte des préceptes du savoir-vivre et franchit les limites des convenances, parlez-lui de votre mère, de votre père : le nom de la famille est la sauvegarde de la décence et de la pudeur.
La table n’est pas le champ clos de l’intempérance ; elle est une lice aimable ouverte à l’appétit.
À table, l’œil de la maîtresse de maison doit avoir la vivacité de celui de l’aigle et la douceur de la colombe.
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Il est aussi très urgent, pour une cuisinière, lorsqu’elle travaille la pâtisserie, de ne jamais laisser coller sa pâte sur son pétrin, — elle doit aussi choisir l’endroit le plus froid de la maison pour pétrir n’importe quelle pâte ; son pétrin devrait être de pierre ou de marbre poli, la pâte s’y attachant moins. Ses mains doivent toujours être bien nettes et asséchées de farine, car moins elles touchent à la pâte, plus elle est légère, — pour cela, il ne faut pas qu’elle soit trop roulée. Il est bon qu’elle fasse tremper le beurre salé pour n’importe quelle pâtisserie.
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FONCER. Mettre au fond d’une casserole des bardes de lard ou des tranches de jambon.
GLACER. Étendre sur les viandes les sauces que l’on doit employer ; cela se fait avec un pinceau ou une plume.
Pour l’office, on glace la pâtisserie ou les fruits, en les couvrant de sucre liquide qui se cristallise immédiatement.
HABILLER. Veut dire en général la préparation que l’on fait subir à une bête avant de la faire cuire. Habiller une volaille, c’est la plumer, la vider et la flamber ; habiller un lièvre, c’est l’écorcher et le vider.
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