“ MORON. Courage, Moron, il n'y a qu'à avoir de la hardiesse. (Il chante.) Ton extrême rigueur S'acharne sur mon coeur. Ah! Philis, je trépasse; Daigne me secourir. En seras-tu plus grasse De m'avoir fait mourir? Vivat! Moron! PHILIS. Voilà qui est le mieux du monde. Mais, Moron, je souhaiterois bien d'avoir la gloire que quelque amant fût mort pour moi. C'est un avantage dont je n'ai pas encore joui; et je trouve que j'aimerois de tout mon coeur une personne qui m'aimeroit assez pour se donner la mort. MORON. Tu aimerais une personne qui se tuerait pour toi? ”
Morille
Définition et enjeux
La morille, champignon comestible réputé pour sa saveur distinctive, fait l'objet de réflexions variées dans la littérature et la culture. Si les thèmes associés comme le champignon ou la truffe évoquent des aspects culinaires ou symboliques, la morille apparaît ici comme un motif interprété à travers des œuvres diverses.
Des auteurs comme Molière, Dumas ou Morillon, dans des textes allant des comédies aux récits religieux, explorent des dimensions humaines et spirituelles, souvent à travers des noms ou des métaphores liés à la nature. Ces approches, bien que différentes, révèlent une attention particulière au lien entre l'individu et le monde vivant.
Citations sur “morille”
Pétrus Borel,
Champavert, contes immoraux
“ JUAN Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de votre ventre, est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il. BARRAOU Voilà la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. JUAN Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de votre ventre, est béni. ”
Molière,
Molière - Œuvres complètes, Tome 2
“ MORON.Voilà un écho qui es bouffon!SCÈNE III.—MORON, apercevant un ours, qui vient à lui.Ah! monsieur l'ours, je suis votre serviteur de tout mon cœur. De grâce, épargnez moi. Je vous assure que je ne vaux rien du tout à manger, je n'ai que la peau et les os, et je vois de certaines gens là-bas qui seroient bien mieux votre affaire. Eh! eh! eh! monseigneur, tout doux, s'il vous plaît. Là (il caresse l'ours, et tremble de frayeur) , là, là, là. Ah! monseigneur, que Votre Altesse est jolie et bienfaite! Elle a tout à fait l'air galant, et la taille la plus mignonne du monde. Ah! ”
