Résumé

Moricel L'Abbé Aubrée,... notice biographique… (1882)

En parlant des beautés de la paroisse, des grandeurs des devoirs du pasteur et du curé chargé d'âmes, qu'ai-je fait autre chose, mes frères, que le récit de la vie et l'éloge couvert de votre curé, à vous ? Ah ! si le ministère pastoral est une lourde charge pour des épaules humaines, on peut bien dire pourtant, n'est-il pas vrai,- que ses épaules, à lui, ont porté ce fardeau avec une force admirable, avec toute la noblesse et la dignité possibles à la pauvre humanité !
Source : Gallica

Moricel L'Abbé Aubrée,... notice biographique… (1882)

Mais aujourd'hui, cruel rapprochement !
nous venons de faire le même parcours, mais vos rues sont en deuil ! dans votre église je n'aperçois que tentures sombres et draperies lugubres ! la foule est la même, plus grande encore je le crois C'est la ville entière et toutes ses autoriés. c'est une immense couronne de prêtres, réunis de tous les points du diocèse ! mais quelle tristesse et quelle désolation ! et le héros lui-même, celui que nous fètions à sa cinquantaine, lui aussi il est là, mais sa voix tant aimée ne se fera plus entendre; elle est à jamais éteinte!
Source : Gallica

Moricel L'Abbé Aubrée,... notice biographique… (1882)

M. l'abbé Aubrée portait le germe du mal qui devaitnous l'enlever, mais il ne s'y arrêtait pas, il refusait de s'en préoccuper, il ne voulait rien changer à sa vie austère ni à l'incessante activité de son zèle pastoral. Il était de ceux qui ne s'écoutent point, qui marchent tant qu'ils ont de la vie au cœur, qui veulent que la mort les trouve debout, les abatte d'un coup et les couche sur le sillon commencé.
Source : Gallica

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