Résumé

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 1. La nourrisseuse d'enfants

L'homme gris l'aida à porter sir Cooman sur son propre lit.
Miss Penny se mit à lui jeter de l'eau fraîche au visage.
Et master Goldsmicht disait d'une voix lamentable:
—Non, Votre Honneur, vous ne ferez pas cela... vous ne sortirez pas d'aujourd'hui... si ce n'est pas comme prisonnier, restez au moins comme ami...
L'homme gris souriait.
—Je le voudrais bien, dit-il, mais nous avons affaire dans Londres, M. l'abbé et moi.
—O mon Dieu! geignit encore le guichetier, abandonnerez-vous donc White-Cross?
La fraîcheur de l'eau dont miss Penny l'aspergeait ranima sir Cooman.
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 1. La nourrisseuse d'enfants

L'homme gris n'avait pas ouvert le sien.
Williams se rua sur lui.
L'homme gris se jeta une seconde fois de côté, le saisit à bras le corps, l'enleva de terre comme une plume et le rejeta meurtri sur le sol, avant qu'il eût pu faire usage de son arme qui lui échappa des mains dans sa chute.
Alors l'homme gris posa son pied sur le couteau et promena autour de lui un regard tranquille et fier.
Ce regard rencontra celui du bon Shoking.
Le mendiant, pâle et frémissant, s'était approché de l'Irlandaise, et l'Irlandaise le reconnaissant, avait poussé un cri de joie et s'était jetée à son cou.
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 1. La nourrisseuse d'enfants

Elle dort, pensa Shoking. Pauvre femme, va!
Et il entra chez lui sur la pointe du pied et se mit au lit, prenant garde de remuer les meubles et de faire le moindre bruit.
Une fois couché, Shoking s'endormit profondément, grâce aux fumées de gin mélangé de bitter, et rêva qu'il était véritablement gentleman et qu'il caracolait sur un cheval de pur sang dans les allées de Hyde-park.
Quand le rêve est agréable, le sommeil se prolonge.
Londres, du reste, n'est pas la ville matinale, on y vit la nuit. Le matin, rien n'y bouge avant neuf ou dix heures.
Source : Gutenberg

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