Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Dernier mot de Rocambole. I. Les Ravageurs… (1868)

Les gens que j'aime m'apparaissent souvent en rêve, fussent-ils à une distance de mille lieues.
— Et vous avez vu Rocambole ?
— Dix fois depuis son départ.
Et comme Milon continuait à hocher la tète : — Tenez, dit Vanda, je gage que, s'il y avait ici un magnétiseur qui m'endormît, je pourrais vous dire où est Rocambole, ce qu'il fait, comment il est et s'il reviendra bientôt.
Milon se montrait incrédule.
Mais Marmouset, dont l'imagination était plus vive, s'écria : — S'il ne faut qu'un magnétiseur, je sais où le trouver.
— Eh bien ! va le chercher, mon enfant, dit Vanda.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Dernier mot de Rocambole. I. Les Ravageurs… (1868)

Gipsy, tout en étant chrétienne, avait trop vécu avec les bohémiens pour n'être pas un peu superstitieuse : — Êtes-vous donc à l'abri de la mort? fit-elle.
— Non, mais jusqu'à présent, comme vous voyez, elle ne veut pas de moi.
Gipsy cessait peu à peu de trembler, tant elle avait foi en Rocambole.
Et comme son effroi s'en allait, son amour pour sir Arthur Newil reprenait tout son empire dans son cœur, et elle se disait : — Je vais le revoir !
Quand ils furent aux portes de Londres, en pleine lumière, sous le gaz, Rocambole appela Marmouset qui avait continué à marcher en avant.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Dernier mot de Rocambole. I. Les Ravageurs… (1868)

Mais le Pâtissier l'avait si profondément enfoncée qu'elle résista.
Timoléon ne criait plus, il hurlait, et sa main avait laissé échapper le poignard.
Mais bientôt ses mouvements s'affaiblirent, puis s'éteignirent tout à coup.
Un moment encore son corps convulsé s'agita sous le chien.
Puis il garda l'immobilité de la mort.
L'animal avait triomphé de l'homme.
Le chien de la belle Marton avait étranglé Timoléon, Et il se coucha, tout sanglant, sur le cadavre de son ennemi.
— Au moins ! murmura Rocambole, nous allons mourir vengés !
La mèche n'était plus qu'à deux pouces du baril.
Source : Gallica

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