René de Pont-Jest,
Le Procès des Thugs
“ Schubea se releva après s’être assuré que le prince était mort. On eût dit que les autres assassins n’attendaient que son signal, car ils se redressèrent tous, les yeux levés au ciel, où la lune venait de se voiler, leurs longs cheveux épars et le pied sur la poitrine des cadavres. — À l’œuvre, maintenant, glorieux fils de Kâly, à l’œuvre ! leur cria Schubea, la déesse sera satisfaite, l’heure de la délivrance a sonné ! Et, laissant le corps inanimé de Moura-Sing à ses chiens, qui lui léchaient les mains et le visage, il pénétra sous la tente et souleva les rideaux du palanquin de Gaya. ”
