Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Oeuvres de Léon Gozlan : nouvelles (1880)

Ce que vous faites là est indigne d'un savant. Au lieu d'étudier comment on doit adorer le feu, vous l'avalez !
— Quoi! c'est vous, sir James Crawford ?
- Nous-mêmes, répondit Amiel. Oui, c'est indigne d'un savant.
— Pourquoi cela? répliqua le brame, toujours couché sur son ventre. Dans notre pays, tous les savants sont des jongleurs; et dans le vôtre?
— Dans le mien, dit James Crawford, ils gagnent honorablement l'argent que leur donne l'État pour faire des recherches.
— Vous avez donc trouvé le Phalou ? demanda le brame avec la plus naïve ironie du monde.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Oeuvres de Léon Gozlan : nouvelles (1880)

Vieille sibylle desséchée! murmura le colonel.
— Vieux squelette! murmura à son tour le docteur.
— Donnons une larme de regret à l'excellente nièce de notre ami, dans le lieu peut-être où elle repose pour toujours.
— Oui, colonel; Dieu ait son âme! (Si je pouvais aller te prendre par les cheveux pour te faire dire où est la Frédérique !) — Prions pour elle, docteur. (Que ne puis-je aller te tirer par les pieds afin de t'arracher le nom de celui à qui tu as donné la Frédérique!) — La mort est un spectacle touchant, colonel.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Oeuvres de Léon Gozlan : nouvelles (1880)

Un matin, il n'y tint plus. L'envie fut plus forte que la raison. M. Maës descendit au jardin, prit ses lignes, son épervier et deux avirons sur l'épaule, il s'achemina vers la vivière.
Rien ne l'arrêta ; il franchit le fossé communal, foula les légumes de Nicolas Merrain, et, descendu dans son bateau, dont il secoua les chaînes, comme s'il le rendait ainsi que lui à l'indépendance, il le lança sur la rivière. Qu'il fut heureux ! Sa joie tenait du délire : jamais la Seine ne lui avait souri avec tant de grâce de ses millions d'yeux verts.
Source : Gallica

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