Résumé

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 3. La cage aux oiseaux

Un sourire vint aux lèvres de M. Bardel.
—Bah! fit-il, tu n'es pas encore mort.
—Les juges me condamneront...
—Cela est certain.
—La reine ne me fera pas grâce...
—Assurément non.
—Alors vous voyez bien?...
—Mais l'homme gris te sauvera.
Ce nom fit tressaillir John Colden.
—Comment te sauvera-t-il? poursuivit M. Bardel, je ne sais pas...
—C'est impossible, dit John.
—Rien ne lui est impossible, répliqua M. Bardel avec l'accent de la conviction.
—Dieu vous entende, dit John, mais peu m'importe, du reste! du moment où je meurs pour notre mère l'Irlande, la mort ne m'épouvante pas.
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 3. La cage aux oiseaux

Jefferies recula, frissonnant.
—C'était la femme de Bulton, acheva l'homme gris.
Et cette fois, le valet du bourreau poussa un cri d'horreur et tomba à genoux.
Jamais peut-être il n'avait compris son infamie comme il la comprenait en ce moment.
—Eh bien! reprit l'homme gris, cette femme, qui est une soeur pour ta fille, tu n'as pas seulement tué l'homme qu'elle aimait, tu vas faire plus encore...
Jefferies, les cheveux hérissés, regardait tour à tour l'homme gris et Suzannah, et son coeur se remplit d'une ténébreuse épouvante.
—Tu es allé ce matin dans Well close square, reprit l'homme gris.
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les misères de Londres, 3. La cage aux oiseaux

Encore quarante-huit heures, et l'échafaud qui s'était dressé pour Bulton se dresserait de nouveau pour John Colden.
Le peuple de Londres est comme celui de Paris.
Il est avide de ces lugubres tragédies qui n'ont d'autre rampe que les rayons blafards du petit jour.
Longtemps à l'avance, il s'occupe d'avoir une bonne place à ce spectacle de mort.
Plus favorisé que le peuple de Paris, qui s'en va quelquefois huit nuits de suite sur la place de la Roquette, celui de Londres sait l'heure et le jour, et ne se dérange pas inutilement.
Source : Gutenberg

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