Résumé

Marie Aycard Les gentlemen de grands chemins… (1857)

M. Parker n'avait rien de mieux faire qu'à suivre Bob, s'il voulait ne pas se trouver en présence des constables et éviter des explications désagréables; ce fut le parti qu'il prit. Serrant la cassette sous son bras, il s'engagea sur les pas de l'enfant, dans une espèce de couloir étroit et tortueux; ils marchaient tantôt sur un pavé inégal, tantôt sur la terre battue; ils se trouvaient quelquefois dans une obscurité complète, dans d'autres moments un rayon d'en haut les éclairait, et en levant les yeux ils voyaient passer des nuages grisâtres chassés par le vent.
Source : Gallica

Marie Aycard Les gentlemen de grands chemins… (1857)

Mademoiselle de Castres se souvenait de sa répugnance à épouser son cousin lorsque sa mère lui avait parlé pour la première fois de ce mariage. Depuis qu'elle avait vu M. Henri ; l'homme, sans lui déplaire précisément, lui avait paru de trop peu de valeur, pour que, dans aucun cas, elle pût songer à devenir sa femme ; sans douter le moins du monde de sa bravoure, elle en était venue au point de ne plus craindre même une collision entre lui et le lieutenant Parker, parce qu'elle la regardait comme impossible.
Source : Gallica

Marie Aycard Les gentlemen de grands chemins… (1857)

C'était se perdre, parce que le capitaine ne pardonnerait pas cette trahison, mais c'était perdre également Lovel, et cela lui suffisait. Quand elle vit son perfide amant à la taverne de John Little, elle n'eut qu'à le regarder un moment pour comprendre qu'elle était abandonnée sans retour, et elle se plut à exciter la colère de l'Écossais pour mourir au moins de sa main. Cette jeune femme, qui ne croyait ni à Dieu ni à une autre vie, était cependant imbue de supersitions grossières et qui contrariaient son matérialisme.
Source : Gallica

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