“ Après cela, vous avez votre Ranelagh, dont vous faites tant de bruit ; c’est bien encore l’endroit le plus ennuyant de la terre ! Il est pire que tous les autres ». « Ranelagh ennuyant ! répéta-t-on de bouche en bouche ; et les dames, comme si elles s’étoient donné le mot, regardèrent toutes le Capitaine avec un sourire moqueur ». « L’entrée, reprit M. Lovel, y est à bon marché ; mais cet endroit n’est pas fait pour le vulgaire : à moins qu’on n’y apporte une certaine connoissance du grand monde, un goût sûr, des liaisons avec les gens du bon ton, on doit s’y ennuyer de toute nécessité ». ”
Résumé
“Évelina/Texte entier”, est une œuvre de . Des thèmes tels que madame Duval, mylord Orville ou madame Selwyn y sont abordés.
Citations de Évelina/Texte entier ()
“ Je voudrois, mon très-cher monsieur, que vous fissiez la connoissance de ce lord Orville : je suis persuadée que vous l’aimeriez. Il est le seul à Londres pour qui j’aie été tentée de faire un pareil souhait. Quelquefois je me représente que, lorsque l’âge aura ralenti sa vivacité, et qu’il mènera une vie moins dissipée, alors il pourra bien ressembler à l’homme que j’aime et que j’honore le plus. Sa douceur actuelle, sa politesse, une modeste défiance de lui-même, semblent présager pour l’avenir cette même bienveillance, cette dignité et cette bonté de cœur que j’admire en vous... ”
“ Ah ! miss Mirvan, eussiez-vous jamais cru qu’un homme qui sembloit être formé pour servir de modèle, — qui approchoit de la perfection, — qu’un homme d’une politesse achevée, — d’une douceur de mœurs au-dessus de toute comparaison, — l’eussiez-vous cru, miss Mirvan, qu’un mylord Orville, auroit pu me traiter avec indignité ? C’en est fait ! jamais je ne m’en fierai aux apparences, — jamais je n’en croirai mon foible jugement, — jamais je ne me persuaderai que, pour être homme de bien, il suffit d’être aimable. Quelles maximes cruelles la connoissance du monde n’inspire-t-elle pas ! ”
“ Madame Duval est, pour une jeune personne, une mauvaise société, et une tout aussi mauvaise surveillante. Sans éducation et sans principes, elle est d’une humeur intraitable, et ses mœurs sont grossières. Je sais que, depuis long-temps, elle m’a pris en aversion. Malheureuse créature ! je ne puis l’envisager que comme un objet de pitié ! Je n’ai rien à refuser à madame Mirvan ; mais en lui accordant sa demande, j’abrégerai le récit des tristes événemens qui ont précédé la naissance de ma pupille ; ils n’ont rien qui puisse intéresser agréablement un cœur aussi sensible que le sien. ”
“ Dès que sir Clément fut parti je me retirai, sans oser risquer de rencontrer les yeux d’Orville. J’ai passé la nuit à vous écrire ; j’étois trop sûre de ne pas dormir, pour penser à me coucher. Dites-moi, mon cher monsieur, s’il est possible que vous approuvez ma conduite, — que vous autorisez mon changement, — que j’ai raison de fuir mylord Orville et d’éviter ses égards ? — Dites-le-moi, je vous en prie, et je me consolerai d’un tel sacrifice au milieu de mes regrets ; car, je ne le déguise point, jamais je ne cesserai de regretter son amitié ; — je l’ai perdue ; — je l’ai foulée aux pieds. ”
“ Tu as toujours été, mon Evelina, la joie, la consolation et l’orgueil de ma vie ; pourrois-je m’opposer à ton bonheur, moi qui voudrois l’acheter aux dépens de mes jours ! Hâte-toi, mon enfant, de me réjouir par ta présence, viens recevoir les bénédictions que je brûle de répandre sur toi dans l’épanchement de mon cœur. Mais écoute aussi la prière que j’adresse au ciel dans ces circonstances solennelles. Puisse l’état de prospérité auquel tu vas parvenir ne jamais t’éblouir ! Fais toujours consister ta gloire à conserver un cœur pur et serein. ”
“ Le lord, dont vous avez fait la connoissance au Panthéon, m’inquiète beaucoup moins ; un homme, dont les manières sont aussi hardies, qui affiche le libertinage aussi ouvertement, et qui foule aux pieds jusqu’à ce point toutes les règles de la bienséance, est un être trop méprisable, pour qu’il puisse faire la moindre impression sur un cœur tel que celui de mon Évelina. Sir Clément cherche à la vérité d’éviter le scandale, mais la méchanceté de ses intentions n’en perce pas moins ; il sait cacher son jeu, et par conséquent il est plus à craindre. ”
“ M. Lovel. « Moi, madame ! je m’en garderai bien, — Il y auroit de la témérité à vouloir diriger un goût aussi exquis que le vôtre ; d’ailleurs, je ne suis pas fort pour l’invention des modes, et je ne crois pas en avoir trouvé trois de toute ma vie. — En général, la parure n’est pas mon fait, et j’y ai peu de prétention ». Lady Louise. « Fi donc ! M. Lovel, que dites-vous là ? Ne savons-nous pas tous que c’est vous qui donnez le ton dans le beau monde ! Je ne connois personne qui se mette mieux que vous ». ”
“ « Armez-vous de toute la philosophie de Berry Hill ; — appelez à votre secours tout le courage et toute la résignation dont vous êtes capable, et sachez que la semaine prochaine on vous marie avec mylord Orville ». Cette nouvelle inattendue me jeta dans la plus grande consternation ; j’osois à peine la croire, et dans mon étonnement je m’écriai : « Ô ciel ! que dites-vous là, madame » ? « Effectivement il y a de quoi s’effrayer : devenir à la fois comtesse, et épouser l’homme qu’on adore, — cela est terrible » ! Je la suppliai de m’épargner les railleries, et de me parler sérieusement. ”
“ « Pardonnez, madame, — je ne m’attendois pas, — je ne pouvois pas m’imaginer — que je vous rencontrerois ici d’aussi bonne heure ; — si je m’en étois douté, je n’y serois point venu ». Et, après m’avoir saluée fort à la hâte, il passa outre. Sans savoir ce que je faisois, je voulus le rappeler ; le mot de mylord m’échappa même involontairement : il se retourna, et me demanda si je desirois de lui parler ? Je ne pus lui répondre ; j’étois comme suffoquée, et je ne me soutenois qu’en m’appuyant contre la porte du jardin. Mylord Orville reprit bientôt toute sa dignité. ”
“ La conversation roula sur des lieux communs ; le beau temps, les étrangers des eaux, les nouvelles du jour, occupèrent tous les esprits : sir Clément seul affecta de me parler en particulier. Quelle différence entre mylord Orville et lui ! L’un se distingue par la douceur de ses manières, par la délicatesse de sa conduite, par un air respectueux, qui, au milieu des propos les plus flatteurs, me laisse toujours à mon aise : l’autre me surcharge d’une politesse outrée ; ses attentions trop marquées deviennent embarrassantes, et il y attache un air d’importance qui n’échappe à personne. ”
“ Consolez-vous, mon enfant ; le temps adoucira vos chagrins, et tout ira bien ». Il me fut impossible de retenir plus long-temps mes larmes ; j’en versai un torrent. Mon cœur brûloit de tendresse et de reconnoissance : mais j’étois accablée de l’idée que je m’étois rendue indigne de ces sentimens généreux. « Monsieur, lui dis-je d’une voix étouffée, vous êtes la bonté même ; je ne mérite pas tant de faveurs ; je suis incapable de m’acquitter envers vous de ce que je vous dois : — mais du moins mon cœur sent le prix de vos bienfaits, et il vous en rend ses actions de grace ». ”
“ Je balançois encore. Avec quelle joie n’aurois-je pas voulu rejoindre madame Duval et les Branghton, si ce n’eût été à cause de mylord Orville ! Mais je me flatte qu’il remarquoit mon trouble et qu’il me plaignoit ; car il me dit du ton de voix le plus doux : « Il seroit superflu, madame, d’offrir mes services en présence de sir Clément Willoughby ; mais vous ne doutez pas, j’espère, combien je serois heureux si je pouvois vous être de la moindre utilité ». Je le remerciai. Sir Clément me pressa instamment de partir. Dans ce moment de crise, l’opéra finit, et le monde sortoit en foule. ”
“ « Je reconnois et j’admire, très-chère miss Anville, la pureté de vos sentimens. Votre cœur est au-dessus de tout ce qui s’appelle artifice ; il ne connoît pas même les soupçons. Ce seroit vous faire injustice, ce seroit me la faire à moi-même, que de douter un instant de cette bonté qui vous a captivé pour jamais mon estime. — Et, malgré cela, me pardonnerez-vous si j’avoue que je suis un peu surpris, — peut-être même alarmé de ces fréquentes visites d’un jeune homme de l’âge de M. Macartney » ? ”
“ Elle a la même douceur dans les manières, les mêmes grâces naturelles dans sa démarche, qui distinguoient si favorablement sa mère. Son caractère est l’ingénuité, la naïveté même ; et, quoique douée d’un jugement exquis et d’une grande pénétration d’esprit, elle y joint un certain air d’inexpérience et d’innocence qui la rend on ne peut pas plus intéressante. Vous auriez tort de regretter la retraite dans laquelle elle a vécu ; un penchant naturel à obliger, et des façons infiniment prévenantes, lui tiennent lieu de cette politesse qu’on acquiert dans le grand monde. ”
“ « Et supposé, dit le capitaine, qu’elles ne s’y plussent pas, croyez-vous qu’elles en conviendroient ? Il faut bien que ce qui est à la mode soit de bon goût, cela est tout clair : sans quoi, je veux être berné, si elles n’avoueroient que c’est l’endroit le plus maussade qu’elles aient jamais vu ». « La beauté de ce bâtiment, reprit mylord Orville, ne désarme-t-elle pas votre critique ? Vos yeux ne vous disent-ils rien en sa faveur » ? ”
“ Mon séjour à Clifton-Hill est beaucoup plus agréable que je n’osois l’espérer. Mylord Orville m’honore toujours d’une attention non-interrompue, et c’est son bon cœur seul qui la lui dicte, sans que le caprice ou l’orgueil y soient mêlés pour quelque chose. C’est, sans doute, à l’abandon total auquel me condamne tout le reste de notre société, que je dois cette complaisance soutenue, et par cette raison j’y compte pour aussi-long-temps que j’en aurai besoin. Non-seulement je suis mieux à mon aise en présence du lord, mais même je deviens gaie avec lui : tel est l’effet de la vraie politesse ”
“ Ô ma chère Marie ! Londres n’est plus cette ville où je goûtois tant de satisfaction lorsque j’y étois avec vous : tout y a pris pour moi une face nouvelle ; ma position n’est plus la même : je ne retrouve plus mes sociétés ; je ne suis plus logée avec une amie de cœur : tout a changé ; tout justifie le dégoût que j’ai eu pour ce voyage. Londres est aujourd’hui un désert à mes yeux. Cette apparence de gaîté et de grandeur que j’ai tant vantée, a disparu ; tout ce que je vois porte une empreinte lugubre et ennuyeuse : il n’y a pas jusqu’au climat que je ne trouve altéré ”
“ J’accompagnois ce matin madame Selwyn à Clifton Hill, chez madame Beaumont. J’étois triste en chemin, et il me fallut beaucoup de temps pour achever cette promenade : l’agitation de mon esprit me fit sentir, plus que de coutume, le déclin de mes forces. Je rappelai tout mon courage, résolue d’écarter ce qui auroit pu donner à mylord Orville une fausse idée de l’abattement où j’étois. Heureusement nous trouvâmes madame Beaumont seule. Les visites se firent attendre, et ce ne fut qu’après une heure d’intervalle que nous vîmes arriver un phaéton. ”
“ « Quoi ! madame, vous ne le savez pas ? Souffrez donc que je vous donne un petit conseil ; c’est de ne jamais danser, dans un endroit public, avec un homme dont vous ignorez le nom. Un inconnu souvent n’est qu’un aventurier, un homme sans aveu ; et voyez à quels inconvéniens cela peut vous exposer ». Peut-on s’imaginer quelque chose de plus ridicule ? Je ne pus m’empêcher de rire, malgré la confusion où j’étois. Dans cet instant, madame Mirvan et mylord Orville s’avancèrent vers nous. ”
“ L’admiration que sa beauté seule a excitée à Londres, est générale et madame Mirvan m’a avoué qu’elle y auroit trouvé les partis les plus brillans, sans l’obstacle de la naissance, dont on a même essayé de développer le mystère. Seroit-il juste, monsieur, qu’une jeune personne qui promet tant, fût dépouillée d’une fortune et d’un rang qui lui reviennent de plein droit, et dont vous lui avez appris à faire un si noble usage ? Le mépris des richesses peut convenir à un philosophe ; mais les dispenser dignement, est un avantage bien plus réel pour le genre humain. ”
“ Jamais je n’ai été dans une telle transe ; je m’arrachai d’entre ses bras, et je mis la tête à la portière pour crier au cocher d’arrêter. Dieu sait dans quel quartier de Londres il nous avoit menés ; je ne vis ame vivante, sans quoi j’eusse appelé au secours. Sir Clément tâcha de son mieux de m’appaiser ; mais il ne réussit guère : « Si votre intention, m’écriai-je, n’est pas de m’assassiner, laissez-moi descendre par pitié ». ”
“ Elle auroit désiré que je la suivisse immédiatement, mais je la suppliai de m’épargner le trouble d’une entrevue aussi peu ménagée, et de m’en préparer auparavant les voies. Elle n’y consentit qu’à regret, et se décida enfin à partir seule, accompagnée de son domestique. Son absence ne fut pas de deux heures, mais ce temps me dura un siècle ; mille conjectures, mille craintes roulèrent dans mon esprit. J’étois restée seule dans ma chambre ; l’inquiétude où j’étois ne me permit de voir personne, pas même mylord Orville. ”
“ Si nous pouvions faire fond sur la façon de penser de mylord Orville, si nous pouvions croire qu’en rendant justice à vos vertus, il auroit assez de grandeur d’ame pour répondre aux sentimens qu’il vous a inspirés, alors je n’envierois point à mon Evelina la société d’un homme qu’elle estime et qu’elle admire ; mais nous ne vivons pas dans un siècle où il faille s’en rapporter aux apparences, et il vaut mieux prévenir une démarche imprudente, que d’avoir ensuite à la regretter. ”
“ Pendant que nous faisions le tour de la salle, sir Clément Willoughby me demanda mon sentiment sur ce brillant spectacle. Je lui répondis que je le trouvois joli, et même ingénieux ; mais que je sentois malgré cela un certain vide, dont je ne savois pas trop rendre raison. « Supérieurement bien répondu, s’écria-t-il ; vous avez défini à la lettre mes propres sentimens, mais avec une finesse à laquelle je n’aurois jamais pu atteindre. J’étois bien sûr, que votre goût est trop bon pour pouvoir être flatté de ce qui ne parle pas à l’esprit ». ”
“ M. Villars à Évelina.Berry-Hill, 2 mai. Je m’intéresse bien sincèrement aux nouveaux chagrins que vous éprouvez, ma chère Évelina. Le projet fatal qu’on agite aujourd’hui répugne également à mon avis et à mon goût ; cependant il n’y a pas moyen de l’empêcher. Si je suivois les mouvemens de mon cœur, je vous rappellerois incessamment chez moi pour ne plus vous quitter ; mais l’opinion du monde et ses coutumes exigent des mesures différentes. En attendant, espérez pour le mieux, et soyez assurée que vous n’aurez point à souffrir des traitemens indignes de vous. ”
“ Sir Clément. « Sans doute, mylord, que l’œil tranquille d’un philosophe impartial peut embrasser l’un et l’autre avec autant d’attention que de sûreté ; mais lorsque le cœur n’est pas aussi bien sur ses gardes, il se mêle aisément de la partie ; et dès-lors l’objet choisi est le seul auquel il s’arrête : tout le reste lui paroît indifférent et insipide ». Mylord Orville. ”
“ Dans le même instant, cet homme odieux qui venoit de me donner tant d’inquiétude, se mêla de la conversation ; et en s’adressant respectueusement à mylord Orville, il lui dit : « Je vous demande pardon, mylord, si, comme j’ai lieu de le craindre, j’ai réprimandé tantôt, avec trop de sévérité, la dame que vous honorez de votre protection. Mais, avec d’aussi mauvaises manières, vous m’avouerez qu’on peut pousser un homme à bout ». ”
“ Le monde recommence à avoir des attraits pour elle ; — elle ne voit plus dans l’avenir des jours destinés à s’écouler dans l’affliction, dans le doute et dans le soupçon ; — son courage lui inspire de nouvelles espérances, elle se flatte encore de trouver des gens de bien : — quoiqu’elle soit pourtant persuadée, autant que jamais, qu’il y auroit de la folie à attendre de la perfection parmi des êtres d’un second ordre. Votre conjecture étoit juste : oui, sa lettre fut écrite dans un moment de délire, je n’en doute plus. — Mais mylord Orville seroit-il capable d’intempérance ! ”
“ Berry-Hill, 29 juillet. Vous m’embarrassez, ma chère Marie, avec vos badinages, et je ne sais pas trop comment y répondre ; il n’en est pas moins vrai cependant que vos soupçons, loin d’être fondés sur des faits, ne sont que l’ouvrage de votre imagination. Je ne mérite point le reproche de foiblesse que vous me faites ; et, pour lever vos doutes, il ne me reste qu’à tâcher de me mettre au-dessus de mes chagrins ; j’y vais travailler sérieusement. Vous me témoignez votre surprise de ce que cette affaire peut troubler mon bonheur, tandis que le cœur n’y est pas intéressé. ”
“ Il étoit un temps où je pensois qu’il existoit un homme qui, lorsque l’âge auroit mûri son esprit, brilleroit parmi ses semblables avec ce même éclat de vertu qui distingue à mes yeux le digne M. Villars ; éclat infiniment supérieur aux bluettes passagères du bel-esprit et de l’imagination, puisqu’il a pour but le bien-être du genre humain, sans se borner à briguer une vaine et stérile admiration ! Mais quelle étoit mon erreur ! que j’ai mal jugé ! que j’ai été cruellement trompée ! Je n’irai point à Bristol, malgré les sollicitations pressantes de madame Selwyn. ”
“ Peu après la servante vint me dire que le déjeûné m’attendoit dans la chambre de madame Duval. Le lord se leva aussi-tôt : « Je crains, dit-il, que ma visite n’ait été trop longue ; mais qui, à ma place, auroit pu être moins indiscret » ? Puis, prenant ma main, et la pressant contre ses lèvres, il ajouta : « Miss Anville me permet-elle de sceller ainsi ma paix » ? Et il se retira. Généreux mylord Orville ! quelle conduite désintéressée ! quelle délicatesse dans ses procédés ! il cherche à me donner de bons conseils, et il craint en même temps de blesser ma sensibilité ! ”
