René Boylesve,
Le Parfum des îles Borromées
“ Le révérend Lovely s’attendrit ; la compassion afflua à son cœur excellent et troublé. Il prit la main de M. de Chandoyseau et la serra. Dans ce moment-là, il se tut. C’était alors, assurément, que le besoin de confesser sa flamme se faisait sentir le plus impérieusement ; et le pauvre martyr se clouait la bouche pour ne pas avouer au mari d’Herminie qu’une même flèche fatale les avait frappés l’un et l’autre et qu’ils pouvaient marcher la main dans la main, portant aux épaules le poids douloureux et cher d’une précieuse croix. Les larmes lui mouillèrent la voix quand il la recouvra. ”
