René Boylesve,
Le Parfum des îles Borromées
“ Il n’avait qu’un but, apercevoir Luisa. Elle se frayait un passage, avec son mari, au travers des groupes, pour parvenir jusqu’à lui. L’un et l’autre étaient fort anxieux depuis qu’ils avaient reconnu Dompierre à la lorgnette, dans la barque. — Qu’y a-t-il ? Qu’y a-t-il ? s’écria Mme Belvidera ; est-ce qu’il est arrivé quelque chose là-bas ? — Là-bas ? fit-il. Il était complètement hébété par le bonheur de la voir vivante, d’entendre sa voix. Il souriait ; il aurait voulu lui sauter au cou, l’embrasser, lui dire seulement : « Toi ! toi ! C’est toi !... » ”

