Lady Campbell

Définition et enjeux

Paul Féval Les Mystères de Londres

CATALEPSIE.
Lady Campbell était une de ces femmes dont il faudrait retoucher le portrait à chaque page du récit. Son caractère avait beaucoup plus de bon que de mauvais, et le mal qu’elle faisait n’était point volontaire. Ses pareilles emplissent nos salons, où elles sont à juste titre aimées et souvent admirées. — Seulement il faut tâcher de ne leur point donner à garder de jeunes filles, parce que, nous l’avons déjà dit, l’excès de leur bon vouloir les porte à empiéter sur le rôle de leurs élèves. Elles choisissent pour elles, aiment pour elles, et peut-être, qui sait ?
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Paul Féval Les Mystères de Londres

Ainsi, son âme errait, indécise, en une sorte de dédale où son libre arbitre seul aurait pu lui tenir lieu du fil d’Ariane, mais lady Campbell était là, serrant le bandeau sans cesse, et pesant sur le débile caractère de Mary de tout le poids de sa tyrannique supériorité.
Les femmes d’esprit sont ainsi faites : plutôt que de ne point gouverner autrui, elles renonceraient à se gouverner elles-mêmes.
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Paul Féval Les Mystères de Londres

Timide autant qu’il faut et ignorant d’ailleurs ce que les femmes n’ont pas besoin de savoir, elle avait appris à paraître douter de soi-même, ce qui est la modestie des gens orgueilleux ; elle avait appris aussi à ne jamais douter de la valeur d’autrui, à ne point mentir, sauf dans les cas d’urgence, et à prolonger son sourire long-temps après qu’est oublié le mot qui l’a fait naître.
Miss Mary était l’ouvrage de lady Campbell. Faible d’esprit comme de corps, elle avait été entre les mains de son habile tante une argile molle et douce à modeler.
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