Alphonse Séché,
Les Muses françaises : anthologie des femmes-poètes
“ Vers l'étable, et l’odeur des vignes de l’été ? Dors-tu tranquillement, là-bas, en vérité, Toi dont le nom divin est toujours sur nos lèvres ? Tu qui fus le poète et l’égale des Dieux, Toi que vint écouter Aphrodite, elle-même, Dis-nous que ton génie est demeuré suprême, Que le sommeil n’a pu s’emparer de tes yeux ! Parmi les flots pesants et les ondes dormantes. Toi qui servis, dans sa beauté, l’Éros vainqueur, L’Éros au feu subtil qui fait battre le cœur, As-tu donc oublié le baiser des amantes, Dans les nuits où le bruit des baisers s’étouffa ? ”
