Résumé

Marie de Compiègne, d’après l’Évangile aux femmes

À dire vrai, il prend un couplet dans un manuscrit, un couplet dans l’autre, un peu au hasard, sans se préoccuper des variantes ; ou s’il choisit quelquefois, il prend toujours le texte le plus clair, et par conséquent le plus moderne, croyant sans doute que tout ce qui n’a pas été facilement lu ou compris par lui doit être corrompu et incorrect. En un mot, M. Jubinal a donné sur l’Évangile aux femmes une édition de fantaisie à l’usage des gens du monde, d’où la critique est absente, et qui laisse parfaitement de côté tout ce qui pourrait fournir matière à interprétation.
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Marie de Compiègne, d’après l’Évangile aux femmes

Les fables de Marie sont composées avec cet esprit sagace qui pénètre les secrets du cœur humain ; elles se font remarquer presque toujours par une raison supérieure, par une justesse fine et délicate dans la morale et les réflexions. Car la simplicité naïve du récit n’exclut pas ici la finesse de la pensée ; elle n’exclut que l’afféterie. On y retrouve ce naturel, ces franches allures de style particulières aux romans et aux fableaux du moyen-âge, et qui font qu’on se demande si La Fontaine n’a pas eu entre les mains l’Ysopet [16] .
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Marie de Compiègne, d’après l’Évangile aux femmes

Que cet adjectif soit hors, avec le sens satirique de vilain, mauvais, ce qui ne répondrait pas trop mal, à notre avis, au ton ironique de tout le morceau ; que ce soit fors, devenu hors par une erreur de copiste, et signifiant bon, solide, sérieux, peu importe. Mais ce qu’on ne saurait admettre, c’est qu’il faille voir dans les mots oultre mer, l’indication d’un voyage à la Terre sainte. À quoi bon aller si loin pour gagner les indulgences que peut procurer une satire si peu respectueuse, et un évangile si peu canonique?
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