Résumé

divers auteurs Rondeaux et autres poésies du XVe… (1889)

C’est grâce en effet à Charles d’Orléans que nous connaissons aujourd’hui le nom d’un assez grand nombre de poètes du xve siècle, inconnus, autrement que dans les œuvres de ce prince. À une époque où tout le monde faisait des vers et où tout jeune écuyer s’exerçait à composer un rondeau aussi bien qu’à manier l’épée, les recueils de poésie ne manquent pas, il est vrai, mais les pièces sont presque toujours anonymes
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divers auteurs Rondeaux et autres poésies du XVe… (1889)

Les couplets deviennent plus longs et par suite les refrains s’écourtent ; au lieu de répéter la moitié du premier couplet à la fin du second et le premier couplet tout entier à la fin du troisième, les poètes prennent l’habitude, surtout pour les rondeaux ayant plus de 5 vers au premier couplet, de ne répéter qu’un ou deux vers à la fin des deuxième et troisième couplets, « tout à la voulenté du facteur», comme le dit plus tard Pierre Fabri [211] . L’ancienne forme persiste toutefois encore longtemps, car on en a de nombreux exemples dans Charles d’Orléans et aussi dans la poésie dramatique.
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C’est aussi à cette époque qu’apparaît le premier traité de l’art de faire des vers, l’Art de dictier d’Eustache Deschamps [203] . Cet Art de dictier se contente pour toute théorie d’énumérer un certain nombre de rondeaux qui peuvent se résumer en trois types, tous écrits en vers décasyllabiques. Le premier, que Deschamps appelle le rondel sangle (rondeau simple) , se présente sous la forme ab | aa | abab, dans laquelle les lettres italiques correspondent aux vers de refrain. Le second type est le rondeau double [204] , où chaque couplet a un nombre de vers double, soit abab | abab | abababab.
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