Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville,  Histoire de la Ballade, par Charles Asselineau

“ Eh ! sans doute, la Ballade est libre. Elle n’est assujettie à aucun ton, ni à aucune inspiration spéciale, ni à la majesté, ni à la pompe, ni à la tristesse, ni à la gaieté. Elle n’est point condamnée, comme la plaintive Élégie, à s’habiller de deuil et à aller pleurer les cheveux épars dans les cimetières. Rien ne l’oblige à se parer de fleurs des champs, comme l’Idylle, ni à secouer les grelots, comme la Chanson. Son caractère est dans le rhythme, et nullement dans le sentiment, ni dans le sujet. ”
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville,  Histoire de la Ballade, par Charles Asselineau

“ La Fontaine enfin, le dernier des poètes artistes au xviie siècle, protestait en faveur de ces genres rebutés ; et, pour mieux faire comprendre l’art de ses Fables, il prouvait sa souplesse et son agilité rhythmique en triomphant dans la Ballade, dans le Chant-Royal et le Rondeau.
Après lui, c’en est fait. C’en est fait de nos gracieuses escrimes : l’art est tout au théâtre. La poésie tombe au didactique, à la thèse philosophique et religieuse, aux petits vers en prose galante et spirituelle de Voltaire et de son école.
”
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville,  Histoire de la Ballade, par Charles Asselineau

“ On voit des genres se créer accusant la variété des talents et la diversité de l’esprit national. En un mot, la Poésie se fait art : elle renonce à servir de forme vulgarisante, de truchement, à l’histoire, à la théologie, aux sciences naturelles ; elle vit par elle-même. C’est alors que, suivant l’expression d’un historien, fleurissent ces rhythmes gracieux et bientôt populaires, le Virelai, le Rondeau, la Ballade. ”
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