Résumé

Nouvelle Encyclopédie poétique -Tome XVIII

Où rien ne sert qu’on ait féé la peau,
Ayez dompté qui dompte la nature !
Onc chevalier ne fit exploit si beau.
Ci vous verrons encor faire rondeau,
Fendre géans du chef à la ceinture,
Faire de vous plus d’un vivant tableau ;
Contre vous-même en ferais la gageure.
Or, de mes vœux si le destin a cure,
Point n’entrerez dans le fatal bateau
Qu’un siècle n’ait accompli sa mesure ;
Point ne serez sans amours, sans pipeau,
Sans dégainer.
M.me Deshoulières.
LE CONSEIL.
J’en jurerais, moi qui jamais ne jure,
Que c’est l’amour qui fait votre chagrin.
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Nouvelle Encyclopédie poétique -Tome XVIII

L’une après l’autre.
Ainsi va l’homme : il a de la faiblesse.
Pendant l’enfance ; après, par la jeunesse
Vers les plaisirs tous ses pas sont conduits ;
De là ce feu se ralentit, et puis
Vient l’âge mûr, ensuite la vieillesse :
L’une après l’autre.
Benserade.
À BENSERADE,
Qui, après avoir mis en rondeaux les Métamorphoses d’Ovide,
avait demandé un rondeau à l’Auteur.
A la fontaine où s’enivre Boileau,
Le grand Corneille et le sacré troupeau
De ces auteurs que l’on ne trouve guère,
Un bon rimeur doit boire à pleine aiguière,
S’il veut donner un bon tour au rondeau.
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Nouvelle Encyclopédie poétique -Tome XVIII

L’espèce de poésie connue autrefois sous le nom de chant-royal, est un poëme composé de cinq strophes, chacune de onze ou de douze vers, et tellement disposées, que le dernier de la première, qui est le refrain de la pièce, cadre avec la fin de toutes les autres. Cette pièce se termine par un envoi, qui doit toujours commencer par le mot prince ou roi, attendu que le chant-royal (pris ordinairement dans la mythologie ou dans quelque trait éclatant de nos héros) était toujours adressé à des princes, comme étant ce qu’il y avait de plus majestueux parmi les petits poëmes.
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