Chant royal

Définition et enjeux

Nouvelle Encyclopédie poétique -Tome XVIII

L’espèce de poésie connue autrefois sous le nom de chant-royal, est un poëme composé de cinq strophes, chacune de onze ou de douze vers, et tellement disposées, que le dernier de la première, qui est le refrain de la pièce, cadre avec la fin de toutes les autres. Cette pièce se termine par un envoi, qui doit toujours commencer par le mot prince ou roi, attendu que le chant-royal (pris ordinairement dans la mythologie ou dans quelque trait éclatant de nos héros) était toujours adressé à des princes, comme étant ce qu’il y avait de plus majestueux parmi les petits poëmes.
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Histoire de la Ballade, par Charles Asselineau

Le Chant-Royal pourrait donc n’être que la Ballade développée, et l’envoi de la pièce de concours ne serait qu’une application académique d’un usage déjà admis en poésie.
Estienne Pasquier, qui ne se prononce pas sur la question de priorité, dit seulement que le Chant-Royal convient mieux aux sujets graves et pompeux, et que la Ballade a « plus de liberté. »
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Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue des Deux Mondes

C’était comme un chant venu du plus loin d’autrefois ; un air noble et ancien, familier et grave, léger et royal ; un mélange de fantastique et de réel, d’irréel et de véritable, de jadis et d’hier, de vivant et de périmé, de respectable et d’amical, de visible et d’imaginé ; une fleur séchée qui embaume encore ; un sommeil, bien plus qu’une mort...
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