Joseph-François-Nicolas Dusaulchoy de Bergemont

Résumé

Joseph-François-Nicolas Dusaulchoy de Bergemont Histoire du couronnement ou Relation des cérémonies religieuses… (1805)

SIRE, parmi les plus grands hommes dont la terre peut s'honorer, le premier rang est réservé pour les fondateurs des Empires. Ceux qui les ont détruits n'ont eu qu'une gloire funeste; ceux qui les ont laissé tomber sont par tout des objets d'opprobre. Honneur à ceux qui les relèvent ! nonseulement ils sont les créateurs des nations, mais ils assurent leur durée par des lois qui deviennent l'héritage de l'avenir. Nous devons ce trésor à votre Majesté impériale ; et la France mesure à la grandeur de ce bienfait, les actions de grâces que le sénat - conservateur vient vous présenter en son nom.
Source : Gallica

Joseph-François-Nicolas Dusaulchoy de Bergemont Histoire du couronnement ou Relation des cérémonies religieuses… (1805)

Bientôt le grand-maître des cérémonies , sur la première marche, au pied du trône , prend les ordres de l'Empereur, les fait transmettre au maréchal d'Empire, gouverneur de Paris.
Ce dernier donne le signal, et soudain au son d'une musique guerrière, les trois colonnes des députations militaires se mettent en mouvement, se serrent, et s'avancent vers le trône. A mesure que le soldat se voit plus près du héros avec lequel il a toujours vaincu, son œil brille d'un noble orgueil, son cœur ému palpite, son ame s'agrandit.
Source : Gallica

Joseph-François-Nicolas Dusaulchoy de Bergemont Histoire du couronnement ou Relation des cérémonies religieuses… (1805)

Ayant été introduit dans la salle du trône, et présenté par le prince Joseph, grand électeur, il a porté la parole en ces termes :
« SIRE,
» Le premier attribut du pouvoir souverain des peuples, c'est le droit de suffrage appliqué spécialement aux lois fondamentales. C'est lui qui constitue les véritables citoyens. Jamais chez aucun peuple ce droit ne fut plus libre, plus indépendant, plus certain, plus légalement exercé, qu'il ne l'a été parmi nous depuis l'heureux dix-huit Brumaire. Un premier plébiscite mit pour dix ans
entre vos mains les rênes de l'Etat.
Source : Gallica

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