Résumé

Cherbourg, Paris, Châlons (1896)

“ C'est au milieu de cette clarté, que l'Empereur et l'Impératrice, dans la grande voiture de gala, se rendirent au dîner de l'Elysée.
Ce dîner, de deux cent vingt-cinq couverts, était dressé dans la grande salle des fêtes. Tout ce que l'art français a produit de plus élégant et de plus somptueux dans l'orfèvrerie, la céramique, la cristallerie, avait été apporté sur la table de l'Empereur pour en rehausser l'éclat. Le repas fut ce que sont les repas des souverains, où le respect ne permet pas les conversations à haute voix.
”
Source : Gallica

Cherbourg, Paris, Châlons (1896)

“ Les invités de la Galerie s'impatientent, derrière la haie que fait l'Ecole d'artillerie de Versailles pour ménager le passage jusqu'aux balcons. L'Empereur apparaît dans l'arcade du Salon de la Guerre et s'avance lentement entre les sabres, devant ces jeunes visages de soldats. Toutes les voix le saluent en même temps ; les mouchoirs et les chapeaux s'agitent ; les vivats jetés aux oreilles des Souverains ébranlent les lustres et balancent les guirlandes. Louis XIV plane au plafond, dans les allégories de Lebrun, et le soir qui tombe ajoute à l'émotion de la scène. ”
Source : Gallica

Cherbourg, Paris, Châlons (1896)

“ Or, le 6 octobre, la ville tout entière s'était levée pour se rendre au-devant du Tsar, et l'on peut dire, sans rien exagérer, que l'Europe écoutait avec attention le bruit lointain et profond de cette foule en marche. Dès les premières heures du jour, l'avenue du Bois de Boulogne, les Champs-Elysées, la place de la Concorde, le boulevard Saint-Germain, étaient remplis par une multitude immense, au milieu de laquelle
une haie ininterrompue de soldats laissait un large chemin, ouvert depuis la gare de Passy jusqu'à l'ambassade de Russie. Toute cette foule attendait avec une joie impatiente.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature